vendredi 1 février 2013

La Transition Alimentaire

La Transition Alimentaire


Manger végétal - ou végétarien - c'est bien; dans l'absolu, c'est, pour des tas de raisons, probablement mieux que de manger aussi carné - ou carnivore -, ce que l'on appelle le régime omnivore

Si cela ne l'était pas déjà, ceci est devenu, au fil des dernières décennies, en Europe depuis les années trente, une évidence pour un nombre croissant d'êtres humains sur la Terre.

Oui, mais, voilà, lorsque le corps est carnassier depuis - en considérant l'hérédité - des millénaires et depuis des générations et {encore} des générations, peut-on, quasiment sans transition, passer du régime omnivore au régime purement végétal

La plupart des végétariens pensent que oui; se pourrait-il qu'ils se tromp{ass}ent?

Ce sujet est précisément abordé par Abdruschin, qui, déjà dans les années vingt, fut justement questionné à ce sujet:

La question à lui posée était la suivante: "Comment doit-on se placer en face du végétarisme absolu {prôné par} de nombreux réformateurs de vie?".

Voici ce que, alors, Abdruschin répondit (les italiques sont d'origine; les mises en gras et variations de couleurs sont de nous):
"(...) Pour les guides et les adhérents de ce que l'on appelle "réforme de vie". Ici le chemin est certes juste, mais, l'on veut déjà exécuter, aujourd'hui, ce qui ne sera approprié que dans des générations, et c'est pour cette raison que cela n'est, aujourd'hui, pour la plupart des êtres humains, pas moins dangereux en ce qui concerne l'effet final. Il manque l'indispensable transition. Le moment pour commencer est {certes} là! L'on ne peut, cependant pas, sans plus, y sauter avec les deux pieds, mais l'on doit, au contraire, {n'}y diriger l'humanité {que} lentement. Pour cela, des dizaines d'années ne suffisent pas! Tel que cela est pratiqué aujourd'hui, il n'en résulte, en réalité, malgré un bien-être apparent du corps, qu'un affaiblissement, du fait de la rapidité de la transition. Et le corps, par conséquent affaibli, ne pourra jamais se renforcer de nouveau!
Nourriture végétale! Elle apporte, de façon tout à fait exacte, un affinement du corps humain, un ennoblissement, et aussi le renforcement et une grande santé. Par là même, l'esprit aussi s'en trouve, encore plus, élevé. Cependant, tout cela n'est pas pour l'immédiat, pas pour l'humanité d'aujourd'hui. Dans les tentatives et les combats l'on constate l'absence d'une Guidance réfléchiePour le corps d'aujourd'hui, en aucune circonstance, ne suffit, de façon totalement dépourvue de transition, la nourriture végétale, comme l'on veut, si souvent, l'essayer. C'est tout à fait bien si elle est utilisée passagèrement et, peut-être même, parfois, durant des années, chez des malades, {c'est} même exigible pour guérir quelque chose, ou pour aider à renforcer, de façon unilatérale, à n'importe quel endroit, mais cela ne doit pas durer. Il faut, lentement, de nouveau, reprendre la nourriture habituelle aux êtres humains d'aujourd'hui, si le corps doit conserver sa pleine force. L'apparence de bien-être trompe. 
Assurément, c'est très bien, si des bien-portants, eux aussi, utilisent, parfois, durant un certain temps, uniquement la nourriture végétale. Alors, ils se sentiront bien, sans aucun doute, et ressentiront aussi un libre élan de leur esprit. Mais cela, c'est le changement qui l'apporte avec lui, et qui, comme tout changement, rafraîchit, même spirituellement.
Cependant, s'ils maintiennent soudainement et durablement cette nourriture unilatérale, alors ils ne remarquent pas que, en réalité, ils deviennent plus faibles et, pour beaucoup de choses, plus sensibles. La tranquillité et l'état d'équilibre, dans la plupart des cas, ne sont pas {des} forces, mais une faiblesse d'un genre tout particulier. Elle se manifeste agréablement et non pas de façon oppressante, parce qu'elle ne trouve pas son origine dans une maladie.
L'équilibre {alors atteint} est semblable à l'équilibre de la vieillesse, qui, en dehors de l'affaiblissement du corps, est encore saine. Il se tient, à tout le moins, de manière significative, plus proche de ce genre de faiblesse que de la faiblesse due à une maladie. Le corps, par suite du manque soudain de ce à quoi il était habitué depuis des milliers d'années, ne peut pas fournir la force sexuelle dont l'esprit a besoin pour le plein accomplissement de son but dans la matière. -
Beaucoup de végétariens déclarés le remarquent à la légère modération de l'instinct sexuel, qu'ils saluent joyeusement comme un progrès. Cependant, ce n'est absolument pas le signe de l'ennoblissement de leur esprit par l'alimentation végétale, mais c'est {au contraire, celui de} l'effondrement de la force sexuelle, qui doit, de la même manière, entraîner aussi avec elle la diminution de leur essor spirituel dans la matière.
Ce ne sont ici qu'erreurs sur erreurs, puisque l'être humain ne considère, presque toujours, que ce qu'il y a de plus proche devant lui. Certainement, il est à saluer, et c'est un progrès, que, par l'ennoblissement de l'esprit, l'instinct sexuel inférieur devienne largement plus modéré qu'il ne l'est aujourd'hui. Il est aussi exact que le plaisir {résultant de la consommation} de la chair {animale} accroît l'instinct sexuel inférieur, mais nous ne pouvons pas le mesurer d'après l'humanité actuelle, puisque, chez elle, l'instinct sexuel a été unilatéralement et maladivement cultivé, il est, aujourd'hui, de façon générale, anti-naturel. Mais cela n'est pas uniquement à mettre sur le compte du plaisir de la chair [viande].
La modération de l'instinct sexuel ne dépend absolument pas, non plus, de la diminution de la force sexuelle. Au contraire, celle-ci est capable de se tenir à côté de l'esprit humain en l'encourageant, lorsqu'il veut se libérer de sa dépendance, aujourd'hui {si} prononcée, à l'égard de ce sauvage instinct! La force sexuelle est même le meilleur moyen pour cela. -
Les guides de l'actuelle réforme de vie sont, par leurs efforts, déjà à considérer comme les pionniers de la prochaine grande époque d'évolution continue de l'humanité qui arrive, {et} qui, en toutes circonstances, s'avance et, sans relâche, se presse victorieusement en avant, même si tout l'ancien, étriqué, veut s'y opposer en combattant désespérément. Cependant, ces pionniers doivent d'abord devenir des guides! Un guide ne peut pas sauter par dessus ce qui existe sans prendre en considération le présent. Il doit, en même temps, regarder plus loin en direction de l'avenir, mais encore aussi en considérant tout le {genre} gros-matériel. Et alors il reconnaîtra qu'avec la manière présentement utilisée il devait nécessairement subsister une lacune, qui se rendait toujours perceptible et doit, en définitive, obligatoirement provoquer l'effondrement de la meilleure construction. Le pont manque! Afin que les corps de l'humanité d'aujourd'hui puissent suivre avec {le reste}, sans inconvénient pour l'activité de l'esprit. La transition, en tant que premier pas, est la limitation à la viande blanche. C'est-à-dire: volaille, viande de veau, agneau, et le reste, à côté d'une alimentation végétale accrue. Ce n'est qu'ainsi que, lentement, un pas peut survenir, l'un après l'autre. Jusqu'à ce qu'enfin, par une tranquille transition, le corps soit suffisamment entraîné pour {pouvoir} conserver sa pleine force dans l'alimentation végétale!
"Ne négligez pas votre corps", aimerais-je crier aux uns, pour les avertir! à l'autre partie, inversement, {je crierais}: "Pensez à l'esprit!". Par la suite, le {point de vue} juste, déjà, mûrira encore, {pour finir par émerger} hors des confusions du temps présent."
(Publication "Gralsblätter" - Série 2, Cahier    3-4-5)

En résumé: La nourriture végétale intégrale est en elle-même globalement excellente, tant pour le corps que pour l'esprit. Toutefois, pour qu'elle puisse être réellement bénéfique à long terme une importante transition devant s'étaler sur des générations est absolument nécessaire, car le métabolisme humain évolue très lentement. Et, comme le dit fort pertinemment le proverbe, "L'habitude est une seconde nature"!

Par ailleurs, dans un article intitulé "La dérive nutitionnelle contemporaine", à ce sujet, de son côté, le célèbre nutritionniste Michel Montignac écri{vi}t:
"Il y a plusieurs enseignements à tirer de l’histoire de l’alimentation de l’homme.
Le premier, c’est que, bien qu’il soit omnivore, l’homme pendant plus de 98% de sa présence sur terre (entre 3 et 7 millions d’années) a eu une alimentation essentiellement carnée (protéines + lipides) avec des apports glucidiques très peu hyperglycémiants et donc à index glycémique très bas.
Il y a une dizaine de millénaires, avec l’apparition de l’agriculture et au gré des conditions géologiques et climatiques, l’alimentation des différentes populations humaines s’est progressivement transformée. Puis en fonction de l’évolution des différents modes de vie et des mouvements migratoires et sous l’influence des premières grandes civilisations de l’Antiquité, elle s’est encore transformée.
De nombreux aliments nouveaux sont alors apparus (céréales, légumineuses, fromages, volaille, huile d’olive…) de même qu’ont été inventées de nouvelles technologies de transformation (cuisson du pain au four, fermentations, salaisons…).
Ces 10 000 années (certes bien courtes à l’échelle de l’histoire de l’Humanité, mais très longues par rapport à une vie d’homme), ont sans doute permis au métabolisme humain de s’adapter progressivement au changement alimentaire et notamment en lui permettant de faire éclore le système enzymatique approprié pour assimiler tous les nouveaux aliments.
Mais il serait abusif de considérer cette modification du paysage alimentaire de l’humanité comme l’apparition d’un mode nutritionnel radicalement différent. Elle ne fut en fait qu’une évolution de l’alimentation primitive et non une véritable mutation.
Il faut entendre par là que tous ces nouveaux aliments étaient parfaitement compatibles avec le métabolisme des hommes préhistoriques. Et c’était notamment le cas de tous les «nouveaux» glucides (céréales, légumineuses, légumes, ….) dont l’index glycémique était particulièrement bas et qui, comme les racines et les baies des hommes primitifs, contenaient une quantité de fibres importantes.
C’est ainsi que, pendant les dix-huit siècles qui vont de Jésus-Christ à la Révolution Française on peut considérer qu’à part quelques plantes exotiques importées du Nouveau Monde, dont la présence sur les tables était «confidentielle», aucun aliment vraiment nouveau n’est venu bouleverser le paysage nutritionnel.
Même s’il y avait des différences importantes d’un groupe social à l’autre, l’ensemble de la population européenne consommait une alimentation dont la nature (en terme de qualité nutritionnelle) n’avait pratiquement pas variée depuis des millions d’années.
Les riches, minoritaires, mangeaient certes une proportion plus importante de produits carnés. Mais leur organisme était tout à fait capable de supporter ce «déséquilibre» alimentaire, car, après plusieurs millions d’années d’un régime majoritairement protéique et lipidique, leurs ancêtres primitifs leur avaient légué un patrimoine génétique métabolique parfaitement adéquat.
L’apparition insidieuse des mauvais glucides
Pour comprendre ce qui arrive à notre époque il importe, comme toujours, de prendre du recul. Cela consiste à examiner les coupables, en l’occurrence les glucides à index glycémiques élevés, et à se demander d’où ils viennent et comment est-ce qu’ils ont pu insidieusement contaminer tous les modes alimentaires de la planète.
On peut situer l’apparition des principaux «mauvais glucides» à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle. Mais, curieusement, deux d’entre eux sont des «enfants naturels» de la Révolution Française.
Les farines raffinées

Le blutage des farines, c’est à dire leur tamisage a toujours existé. Il était autrefois réalisé à la main avec des tamis très grossiers et la plupart du temps, cela consistait à enlever le son du blé. Mais compte tenu du prix de revient de l’opération et de la réduction d’une partie substantielle de la quantité de farine brute, sa consommation était réservée comme on l’a vu aux privilégiés. La farine blutée étant un luxe, il est bien évident que le peuple n’avait pas les moyens de consommer du pain blanc. Il devait se contenter d’un pain à farine grossière non blutée, dit pain noir, car il comportait aussi une certaine quantité de seigle.
La Révolution Française ayant eu pour objectif l’abolition des privilèges des riches, le peuple fit du pain blanc (celui des privilégiés) l’une de ses revendications symboliques même s’il était conscient qu’il s’agissait d’un vœu pieux. Car l’insuffisance de la production de blé d’une part, comme le gaspillage et le temps passé au tamisage d’autre part, limitait sérieusement la réalisation immédiate de ce rêve collectif. Il resta cependant l’une de ses aspirations les plus fortes.
C’est ainsi qu’il fallut attendre 1870 (presque un siècle plus tard) que fut découvert le moulin à cylindre, pour faire baisser d’une manière substantielle le prix de revient du raffinage de la farine et commencer à offrir au plus grand nombre son pain blanc quotidien.
C’est donc à partir de cette époque (un peu plus d’un siècle par rapport à la nôtre) que l’on a commencé, très progressivement d’ailleurs, à modifier sans le savoir, la nature (c’est à dire le potentiel métabolique) d’un produit qui occupait une place importante dans l’alimentation.
La conséquence fut une légère augmentation de la résultante glycémique des repas, avec comme l’on sait, une stimulation un peu plus forte des pancréas dans leur fonction insulinique.
Les pommes de terre
Il est frappant de constater combien les gens, y compris ceux qui sont instruits et raisonnables, peuvent avoir autant de préjugés, d’illusions et de méconnaissances à propos d’aliments qu’ils consomment quotidiennement.
C’est le cas notamment en ce qui concerne la pomme de terre.
Car beaucoup d’entre eux croient encore que ce tubercule appartient au patrimoine alimentaire ancestral de la vieille Europe tant il est ancré dans leurs propres habitudes de consommation. Ils devraient savoir au contraire que la pomme de terre n’a commencé seulement à apparaître dans les assiettes de nos arrières-arrières grands-parents qu’au début du XIXème siècle, après que l’agronome français Parmentier l’eut proposé comme substitut (provisoire) du blé pendant les périodes de famines qui ont précédé la Révolution.
Depuis sa découverte au Pérou, au milieu du XVIème siècle, la pomme de terre n’avait servi qu’à engraisser les cochons. On l’appelait d’ailleurs «le tubercule à cochons» et elle faisait l’objet d’une grande méfiance, au point que l’Eglise en avait même officiellement interdit la consommation. On la soupçonnait en effet de véhiculer la peste.
La pomme de terre aurait pu être un aliment intéressant à condition de la consommer crue. Or la nature particulière de ses amidons fait qu’elle est indigeste pour l’organisme humain qui, contrairement à celui du cochon, ne dispose pas du système enzymatique adéquat pour la dégrader et en assimiler son contenu nutritionnel.
C’est pourquoi le seul moyen de rendre la pomme de terre digeste, pour l’homme, c’est de la cuire. Mais étant donné la très grande fragilité de ses molécules d’amidon, la cuisson en entraîne une déstructuration telle que son index glycémique s’élève d’une manière excessive.
Mais pendant tout le XIXème siècle et même au début du XXème siècle, la pomme de terre n’a été consommée (presque exclusivement) que cuite dans sa peau sous la cendre ou dans l’eau, c’est à dire à une température relativement basse. On sait aujourd’hui que c’est le seul type de cuisson qui en limite son effet glycémiant (environ 65) car en purée, au four et surtout en friture, l’index glycémique est considérablement élevé (90 à 95).
De plus, pendant plus d’un siècle, la pomme de terre quand elle faisait partie du repas (ce qui était quotidiennement le cas de la majorité des gens modestes) était toujours accompagnée de végétaux (choux, poireaux, blettes… en France) ou de légumineuses (lentilles en Espagne) dont le contenu en fibres était particulièrement important. La résultante glycémique du repas restait donc globalement modeste (vers 50). La réponse insulinique correspondante, même si elle était supérieure à ce qu’elle avait été en moyenne avant l’apparition de la pomme de terre n’était sans doute pas encore de nature à générer un hyperinsulinisme.
Le sucre
Dès qu’un événement national ou international (comme la grève des camionneurs en France, ou la guerre du Golfe dans le monde) induit dans le Grand Public l’idée d’un risque de pénurie des approvisionnements alimentaires, les ménagères se ruent dans les magasins pour faire des provisions de ce que l’on nomme «les produits de premières nécessités». Et parmi eux, souvent en tête de liste, figure le sucre blanc (saccharose) ce qui est un comble pour deux raisons.
La première parce que le sucre n’est pas un aliment à part entière, puisqu’il n’apporte rien à l’organisme, sinon des «calories vides» comme l’admettent (et le dénoncent) les nutritionnistes.
La deuxième raison, qui d’ailleurs découle de la première, c’est qu’il n’y a aucune nécessité pour l’être humain à consommer du sucre. Ce serait même le contraire puisqu’il y aurait plutôt une grande sagesse à ne pas en manger.
Le sucre est en effet un aliment qui ne sert à rien et c’est bien pourquoi l’humanité a pu s’en passer pendant 99.9% des millions d’années de son existence sur terre (le miel restait, nous l’avons déjà dit, une consommation extrêmement marginale réservée seulement à quelques "privilégiés").
Depuis la découverte de la canne à sucre par Alexandre Le Grand en 325 avant Jésus-Christ et jusqu’au XVIème siècle, le sucre fut quasiment inconnu du monde occidental. Il était parfois, mais très exceptionnellement, consommé comme une épice dont la rareté en faisait un produit très onéreux, accessible seulement aux plus fortunés. D’ailleurs il n’était plus disponible que chez les apothicaires (anciens pharmaciens).
La découverte du Nouveau Monde permit un relatif développement de la canne à sucre, aux Antilles notamment. Mais son transport et son coût en raffinage en firent toujours un produit de luxe réservé aux privilégiés.
A la veille de la Révolution Française, en 1780, la consommation de sucre était ainsi très inférieure à 1 kg par an et par habitant. C’est la découverte en 1812 du procédé d’extraction du sucre de betterave qui fit progressivement du sucre un produit de grande consommation, son prix de revient étant constamment réduit.
Pour la France, les statistiques de consommation depuis cette époque sont les suivantes:
1800 = moins de 1kg par an et par habitant (environ 0.6 kg)
1880 = 8 kg par an et par habitant
1900 = 17 kg par an et par habitant
1930 = 30 kg par an et par habitant
1965 = 40 kg par an et par habitant
1990 = 35 kg par an et par habitant
2004 = 34 kg par an et par habitant
On réalise donc avec frayeur que même dans un pays comme la France qui a la consommation moyenne de sucre la plus faible des pays occidentaux (UK: 49 kg, Allemagne: 52 kg, USA: 56 kg (*) les quantités consommées aujourd’hui sont cinquante fois supérieures à ce qu’elles étaient au début du XIXème siècle (cent fois pour les Etats-Unis).
Or le sucre, comme nous l’avons indiqué par ailleurs, a un index glycémique élevé (70)*. Sa consommation entraîne donc une hyperglycémie,  qui a pour conséquence une stimulation excessive du pancréas dans sa fonction insulinique. 
La bombe à retardement
Nous devons donc prendre ici conscience que depuis le début du XIXème siècle, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité (après plus de sept millions d’années d’existence sur terre), les hommes ont introduit à une grande échelle dans le mode alimentaire ancestral de leurs contemporains des aliments nouveaux aux effets métaboliques pervers.
Pour bien comprendre le problème, essayons de faire une supposition:
Si subitement au 1er janvier 1820 l’expérience avait été faite dans un pays occidental, de donner, à un échantillon représentatif de la population de l’époque, à consommer pendant toute l’année, du sucre, des pommes de terre et des farines blanches, dans les proportions où nous les consommons impunément aujourd’hui (50 à 100 fois plus pour le sucre) ou sous les formes hyperglycémiantes où nous les consommons désormais (farines hyper raffinées, frites et gratin dauphinois…), l’hécatombe (en termes pathologiques) dans la population concernée au 31 décembre 1820 eut été telle que le rapport de cause à effet aurait été évident pour tout le monde. Et sans aucun doute les pouvoirs publics de l’époque auraient pris les mesures nécessaires pour interdire la production et la consommation de ces produits en invoquant des raisons évidentes de santé publique. C’est un peu le même type de scénario, mais évidemment à une autre échelle, que nous suggérons à propos de l’obésité. Mais comme l’introduction de ces produits pervers (hyperglycémiants), ne s’est faite que très progressivement, dans les différentes couches de la population, les effets métaboliques induits n’ont commencés à se déclarer que très longtemps après.  
Comment pouvait-on en effet, plus d’un siècle après, en 1930, quand on a commencé à se préoccuper de la très relative obésité aux Etats-Unis, soupçonner un lent et insidieux processus qui avait été initié à doses homéopathiques au début du siècle précédent.  
Si la Thérèse Desqueyroux de François Mauriac avait donné un grand verre de cyanure à son mari dès qu’elle eut décidé de s’en débarrasser, il serait mort sur le coup. Ainsi la thèse de l’empoisonnement eut été immédiatement vérifiée et la coupable démasquée. Mais en lui donnant le poison pendant de long mois à doses infinitésimales, la criminelle a seulement fait de son mari un malade dont les symptômes pour les médecins de l’époque, étaient totalement inconnus. Le crime était donc parfait, puisque aucune relation de cause à effet ne pouvait être établie. 
Mais comme l’introduction de ces produits pervers (hyperglycémiants), ne s’est faite que très progressivement, dans les différentes couches de la population, les effets métaboliques induits n’ont commencés à se déclarer que très longtemps après.
Mais il est particulièrement dramatique de découvrir aujourd’hui que c’est précisément peu de temps après avoir identifié les symptômes d’un mal inconnu (l’obésité) que les facteurs responsables de l’hyperinsulinisme ont été paradoxalement renforcés et développés.

Le piège du débarquement

En effet en juin 1944 les Américains débarquent sur les côtes de Normandie pour libérer la France de l’occupation allemande. Dans leurs bagages ils ont des tonnes de vivres fabriquées et embarquées de long mois auparavant.
Or, pour assurer à ces vivres une bonne conservation certains procédés (traitements industriels, conditionnement) ont été inventé pour répondre aux impératifs des circonstances. Les farines ont été hyper-raffinées pour assurer une meilleure conservation et les pommes de terre ont été réduites en flocons ce qui n’avait jamais été fait auparavant.
Mais ce que l’on ne savait pas c’est que toutes ces opérations initiées pour des raisons pratiques évidentes avaient eu pour effet d’augmenter considérablement l’index glycémique de la matière de base. Et de même que la pomme de terre de Parmentier avait été au départ «un substitut provisoire» qui s’est largement étendu, ces nouveaux produits, au lieu d’être rangés au magasin des accessoires de guerre après la Libération, furent non seulement conservés mais généralisés. Ils devinrent même les précurseurs d’une interminable génération de produits raffinés et industrialisés qui transformèrent complètement le paysage alimentaire de la deuxième moitié du XXème siècle. Mais ce que personne ne savait et ne pouvait soupçonner c’est que ces produits comme leurs regrettables prédécesseurs véhiculaient avec eux une véritable bombe à retardement.
Avec le recul, nous réalisons désormais que depuis près de deux siècles, l’espèce humaine a progressivement introduit à son insu un mode alimentaire dont la nature induit sur notre métabolisme des effets pervers qui sont incompatibles avec notre constitution humaine, c’est à dire notre héritage génétique.
Encore une fois, pendant plus de sept millions d’années, les pancréas des hommes primitifs d’abord, préhistoriques ensuite, puis de ceux du Moyen Age, de la Renaissance et même de la Révolution Industrielle, ont fonctionné au ralenti. Point n’était nécessaire pour ces pancréas d’être capables de fabriquer des quantités importantes d’insuline puisque l’alimentation hyperglycémiante n’existait pas.
Le pancréas dont les humains sont pourvus est, en effet, la résultante d’une conformité aux besoins de fonctionnement et d’un historique de fonctionnement (sur des centaines de millénaires) qui constitue en partie notre héritage métabolique.
De même qu’il est impossible de rester éveillé 24 heures sur 24 plus de trois jours de suite, car notre organisme n’a pas la capacité de le supporter, il est impossible de stimuler impunément la fonction insulinique de notre pancréas au delà des limites de ses possibilités.
La prise de poids anormale n’est donc que le symptôme d’une anomalie métabolique induite par un mode alimentaire inapproprié dans un organisme non encore génétiquement adapté.
Nous comprenons donc bien désormais au terme de cet article, que c’est bien l’effet induit d’une lente et insidieuse dérive de nos habitudes alimentaires occidentales depuis le début du XIXème siècle et principalement ces dernières cinquante années qui est à l’origine de l’obésité endémique de notre époque.
Mais ce qui peut troubler, voire induire en erreur, dans le diagnostic c’est que toutes les populations humaines ne réagissent pas de la même façon aux effets pervers du mode alimentaire moderne.
C’est ce que nous essayerons de comprendre à travers la théorie de l’Atavisme Métabolique."
 Source / Lire l'article complet: Michel Montignac, dans "La dérive nutitionnelle contemporaine" .

A la lecture de ces extraits l'on comprend que le souci de Michel Montignac est principalement de montrer deux choses:


1) Le corps humain a besoin d'un très long temps pour s'adapter à un nouveau régime alimentaire; c'est ce qu'il appelle l'atavisme métabolique.

2) L'introduction relativement brutale dans la nourriture des êtres humains, à partir de la fin du XIXème siècle, d'un important pourcentage de nouveaux aliments de type glucides à fort indice glycémique, a provoqué, dans tous les pays concernés, en tant que réaction d'{in}adaptation du corps, l'actuelle épidémie d'obésité mondiale.

C'est un parfait exemple de ce qui peut se passer, comme répercussion inattendue, lorsque l'on décide arbitrairement de brutalement changer ce à quoi, pendant si longtemps, durant de nombreuses générations, le corps a été habitué.

Bien sûr, Michel Montignac, auteur d'une efficace méthode pour perdre les kilos en trop ("Je mange, donc je maigris"), insiste lourdement sur l'actuelle nocivité des aliments à fort indice glycémique, étant donné que ces aliments à fort indice glycémique provoquent, dans le corps jusque là inhabitué, une réaction d'adaptation se traduisant par de l'hyperinsulinisme (excès de sécrétion de l'insuline destinée à réguler le taux de sucre dans le sang), laquelle a pour effet de transformer ces glucides en graisses s'accumulant préjudiciablement et disgracieusement dans le corps

D'où la notion de "mauvais glucides". Considéré d'un point de vue plus profond, il n'y a pas en soi de "mauvais glucides"; il y a juste des glucides auxquels le corps n'est pas {encore} habitué. Il est tout à fait possible, en effet, que d'ici quelques générations, siècles ou millénaires, s'il y a alors toujours une humanité sur Terre, que les glucides à indexe glycémique élevé - parce que le corps aura, entre temps, appris à les traiter d'une autre manière, plus bénéfique - n'auront pas le même effet grossissant ou "obésifiant" qu'aujourd'hui.

Là encore, les découvertes, pleines de bon sens, de Michel Montignac viennent confirmer la sagesse d'un enseignement spirituel déjà donné dans les années vingt et trente du siècle précédent, et qui insiste sur cette simple donnée qui, tout bien considéré, devrait apparaître, pour tout un chacun, d'une grande évidence: Non seulement le corps humain est et demeure, toute sa vie durant, étroitement lié à son terroir d'origine mais il demeure aussi étroitement dépendant, sur de nombreuses générations, de toute la lignée génétique à laquelle il appartient.  

Et si l'on ne tient pas compte de cela, l'inévitable conséquence en est que le corps, par suite du manque soudain de ce à quoi il était habitué depuis des millénaires, ne peut plus, à partir du bas, fournir à l'esprit la force vitale dont cet esprit incarné sans ce corps a absolument besoin pour la pleine réalisation de sa raison d'être dans la matière la plus grossière.

Moralité: Allons vers le But, oui, vers une nourriture totalement végétale, mais - afin de ne pas devoir s'effondrer en chemin - progressivement, de marche en marche, étape après étape, en prenant le temps pour cela absolument nécessaire, donc en ménageant, s'il le faut, sur plusieurs générations, l'indispensable transition...

vendredi 13 juillet 2007

Cela va changer!

«Bien des choses se modifieront
en cette époque…»

«Bien des choses se modifieront en cette époque.

L'humanité régresse sans cesse.

La force magnétique, qui se modifiera et diminuera, sera bientôt ressentie, ainsi que la Terre, qui sera comme vidée, à la façon dont le sang sort du corps.

Les eaux disparaîtront par infiltration et seront polluées.

Les oiseaux s'abattront depuis le ciel et les poissons périront.

La nudité se montre de plus en plus. Le caractère s'affaiblit. La honte perd les êtres humains.

La poignée de main ne vaut plus rien.

L'oxygène se raréfie.

Les signes apparaissent de plus en plus.

Ainsi en va-t-il sur le globe terrestre et autour de lui, car toute la matière fine est empoisonnée.»

- «Fragments d’un Enseignement méconnu» - 1940.

Dans l’extrait ci-dessus provenant d’un document privé et ne pouvant donc être plus précisément identifié se trouvent associées des données n’ayant, en apparence, pas grand rapport entre elles.

«L’humanité régresse sans cesse.» Il s’agit-là d’un constat d’ordre spirituel, que tout être humain non spirituellement engourdi peut facilement lui-même constater.

«La force magnétique, qui se modifiera et diminuera, sera bientôt ressentie, ainsi que la Terre, qui sera comme vidée, à la façon dont le sang sort du corps.»

Ici, il s’agit de quelque chose de gros-matériellement vérifiable : le champ magnétique de la Terre non seulement se modifie mais baisse. En 1940 la science ne l’avait pas encore formellement constaté, mais aujourd’hui, comme nous allons le voir plus précisément ci-dessous, c’est banal de le dire.

En fait, le magnétisme apparaît comme étant le sang de la Terre!

Nous savons, de plus, de nos jours, que le champ magnétique terrestre peut s'inverser, il semblerait même qu’il s'inverse tous les 200.000 ou 300.000 ans et que les inversions s'étalent seulement sur quelques dizaines, voire quelques centaines d'années.

Ce que l'on sait moins, c'est que, depuis 700.000 ans, aucune inversion n'a eu lieu; or les scientifiques ont remarqué que, depuis 50 ans, le champ magnétique a globalement beaucoup décru et que la position du Nord magnétique se déplace de plus en plus vite. Une étude sur plus de trois cent ans, grâce aux relevés du champ magnétique par la marine anglaise, a permis de remarquer, dans l'Océan Pacifique, une zone dans laquelle le champ magnétique est 30% plus faible et dont la taille a énormément augmenté sur cette période de 300 ans.

Les simulations sur ordinateur montrent que l'inversion du champ magnétique terrestre commence toujours par une chute spectaculaire du champ magnétique dans de nombreuses zones appelées « bulles d'inversion ». Puis ces bulles d'inversion se chevauchent et font grandement chuter l'ensemble du champ magnétique terrestre. Ensuite, durant quelques dizaines d'années, voire quelques centaines d'années, le champ magnétique est totalement instable et peut varier des dizaines de fois, alors que son intensité reste environ 100 fois plus faible que celle d'aujourd'hui.

Les scientifiques affirment que le champ magnétique a commencé son inversion, ils affirment notamment que notre champ magnétique pourrait alors se dégrader en quelques années seulement.

Pendant le chaos magnétique, l’on peut alors observer jusqu'à 8 pôles magnétiques sur la surface du globe, zones dans lesquelles le champ est totalement différent mais dont l'intensité reste faible.

L’on pourrait penser que tout cela n'est qu'une curiosité de la Nature, au même titre que les éclipses, mais ce n’est pas le cas, c'est, au contraire, un événement qui peut s’avérer être une vraie catastrophe. En effet, la baisse du champ magnétique de la Terre peut déclencher de spectaculaires éruptions volcaniques.

De plus, les animaux sauvages, notamment migrateurs ou aquatiques, pourraient adopter un comportement totalement aberrant, voire agressif (voir le film «Les oiseaux» de Hitchcock). La Terre étant dépourvue de bouclier magnétique, l’on assisterait aussi alors à une exposition de tout être vivant aux rayonnements cosmiques et aux éruptions solaires.

L’on pourrait ainsi assister à des folies comportementales chez l'être humain, comme des crises d'angoisses, des suicides, des pillages en hausse, sans compter l'accroissement spectaculaire des décès dus aux cancers

Seul élément positif, l’on assisterait, en permanence et dans le monde entier, à de magnifiques aurores boréales

Ce qui est surprenant c'est que l'attention du public est surtout dirigée sur le risque de collision avec des astéroïdes, alors qu'une menace très importante, comme l'inversion du champ magnétique terrestre, est déjà en marche, mais reste, en grande partie, ignorée du grand public.

Gregg Braden et le Point Zéro

Gregg Braden s’efforce de fournir la preuve scientifique que la Terre est en train de passer à travers la Ceinture de Photons et de ralentir sa rotation. Simultanément, il y a aussi une augmentation de la fréquence de résonance de la Terre (Résonance Schumann). Selon Gregg Braden, lorsque la Terre arrêtera sa rotation et que la fréquence de résonance atteindra les 13 cycles, nous serons arrivés au point zéro du champ magnétique. Dans les 2 ou 3 jours qui suivent, elle recommencera à tourner dans la direction opposée!

Ceci produira un renversement des champs magnétiques autour de la Terre et au-delà.

Observation géophysique n° 1: La Terre élève sa fréquence de base.

La résonance de base de la Terre, ou son «pouls» (appelée «Résonance {de} Schumann» ou RS) est en train d'augmenter de façon spectaculaire. Bien qu'elle varie selon les régions géographiques, pendant des décennies la moyenne mesurée était de 7,8 cycles par seconde. Ceci était tenu pour une constante; les communications militaires globales se sont calées sur cette fréquence. De récents rapports ont fixé le taux au-dessus de 11 cycles, et cela augmente toujours.

La science ne connaît pas la cause de cette augmentation ni ne sait que faire avec cela. Gregg Braden a trouvé, à ce sujet, des données recueillies par des chercheurs norvégiens et russes, une information qui n'est pas largement diffusée aux états-Unis. (La seule référence à la RS trouvée dans la Bibliothèque de Seattle est liée à la météo. La science tient la RS comme un indicateur sensible des variations de température et des conditions météorologiques

mondiales. Gregg Braden pense que la fluctuation de la RS peut être un facteur à prendre en compte lors de sévères tempêtes, d'inondations et du temps instable de ces dernières années).

Observation géophysique n° 2: Le champ magnétique de la Terre diminue.

Alors que le «pouls» de la Terre est en augmentation, la force de son champ magnétique, de l'autre côté, diminue.

Selon le professeur Bannerjee de l'Université de Mexico, le champ magnétique de la Terre a perdu la moitié de son intensité au cours des derniers 4000 ans. Cette diminution est un signe avant-coureur de renversements magnétiques polaires. Le professeur Bannerjee pense qu'un autre renversement est à venir.

Braden pense que si ces changements cycliques sont associés aux renversements, les registres écologiques de la Terre indiquant les renversements magnétiques indiquent aussi les changements antérieurs. Et, il y en a eu plusieurs, au cours de cette vaste échelle du temps.

Qu'est ce que la Résonance Schumann?

Qu’on le croie ou non, la Terre se comporte comme un énorme circuit électrique.

L'atmosphère est, en fait, un conducteur faible et, s'il n'y avait pas de sources de charge, son actuelle charge électrique se diffuserait en, environ, 10 minutes. Il y a une «cavité» définie par la surface de la Terre et le bord intérieur de l'ionosphère à 55 kilomètres au-dessus. À n'importe quel moment, la charge totale résidant dans cette cavité est de 500.000 coulons. Il y a, en fait, un flot vertical entre le sol et l'ionosphère de 1-3 x 10 -12 ampères par m2. La résistance de l'atmosphère est de 200 Ohms. Le voltage potentiel est de 200.000 volts. Il y a environ, à chaque instant, 1000 orages produisant des éclairs tout autour du globe. Chacun produit 0.5 à 1 ampère et ils comptent collectivement pour les mesures de l'actuel flot dans la cavité électromagnétique de la Terre.

Les Résonances Schumann sont presque des ondes électromagnétiques statiques, qui existent dans cette cavité. Telles les ondes dans une source, elles ne sont pas tout le temps présentes, mais doivent être « excitées » pour pouvoir être observées. Elles ne sont pas produites par quelque chose d'interne à la Terre, sa croûte ou son noyau. Elles semblent être en relation avec l'activité électrique de l'atmosphère, en particulier pendant les temps d'intense activité orageuse. Elles surviennent à certaines fréquences entre 6 et 50 cycles par seconde; spécifiquement 7.8, 14, 20, 26, 33, 39 et 45 Hertz, avec une variation journalière entre +/-0.5 hertz.

Tant que les propriétés de la cavité électromagnétique de la Terre restent les mêmes, ces fréquences restent aussi les mêmes. Apparemment, il y a quelque changement dû au cycle des tâches solaires, car les changements de l'ionosphère de la Terre se modifient en réponse au cycle des 11 ans de l'activité solaire. Les résonances Schumann peuvent être facilement vues entre 2000 et 2200 UT.

Étant donné que l'atmosphère de la Terre entraîne une charge, un courant et un voltage, il n'est pas étonnant de trouver ces ondes électromagnétiques.

Les propriétés résonantes de cette cavité terrestre ont été pressenties, en premier, par le physicien W.O. Schuman entre 1952 et 1957 et détectées en premier par Schumann et Konig en 1954. La première représentation spectrale de ce phénomène a été préparée par Balser et Wagner en 1960. La plupart des recherches menées au cours des dernières 20 années ont été dirigées par le Département de la Marine, qui étudie la communication par fréquences extrêmement basses avec les sous-marins.

POSSIBLES ISSUES

- Le «Temps» va avoir l'air de « s'accélérer » lorsque nous nous approcherons du Point Zéro. Une journée de 24 heures paraîtra environ 16 heures, ou même moins.

C’est la raison pour laquelle dans les «Fragments d’un Enseignement méconnu» il fut déjà dit en 1938: «L’Heure ne fera plus que 45 minutes».

Rappelez-vous que la Résonance Schumann (ou «pouls terrestre» de la «Terre Mère») a, pendant des milliers d'années, été de 7.8 cycles par seconde, mais que, depuis 1980, il/elle augmente. Il est actuellement de 12 cycles. Il s'arrête à 13 cycles.

- Le Point Zéro ou Changement des Temps a, depuis des milliers d'années, été prédit par les peuples anciens. Il y a eu plusieurs changements incluant celui qui survient toujours tous les 13.000 ans au milieu des 26.000 années, la Précession des équinoxes.

- Le Point Zéro ou le basculement des pôles magnétiques arrivera bientôt, au cours des toutes prochaines années. Il pourrait se synchroniser avec le cycle des 4 biorythmes de la Terre, qui arrive tous les 20 ans, le 12 août.

Le dernier est arrivé le 12 août 2003. L'Expérience de Philadelphie et celle de Montauk (projet militaire américain secret de voyage dans le temps), ont, toutes les deux, eu lieu le 12 août du biorythme de la 20ème année.

- Il est dit qu'après le Point Zéro le Soleil se lèvera à l'Ouest et se couchera à l'Est, des choses similaires dans le passé ont été enregistrées dans les anciens récits.

- D’intéressante manière il faut dit que le Nouvel Ordre Mondial avait prévu d'être en place dès 2003. Ceci, en fonction de différents facteurs, pouvait arriver ou pas. Cela ne s’est pas produit.

- Le changement du Point Zéro, selon de nombreux commentateurs se préoccupant de cette question, devrait probablement nous amener dans ce que certains appellent la «4ème dimension»… Là, tout ce que nous penserons ou désirerons se réalisera, comme dans la matière-fine, quasi-instantanément. Ceci inclut l'amour et la confiance, mais aussi la haine et la peur. Notre intention sera de la plus grande importance, car, ainsi que le dit le proverbe: «L’intention vaut l’acte»!

- La plupart de la technologie que nous connaissons encore aujourd’hui, alors ne devrait plus fonctionner et sera remplacé par la nouvelle technologie.

Cette nouvelle technologie sera basée sur le «Point Zéro» ou encore sur ce que l’on appelle l'«énergie libre».

- Par une sage disposition même la pesanteur sera abolie.

- Alors que nous approchons du Point Zéro, notre corps gros-matériel lui-même est en train de changer. Notre ADN est «activé» jusqu'aux 12 brins. Un nouveau corps apparaît. Nous devenons plus perméables

À ce sujet, les «Fragments d’un Enseignement méconnu» disent:

«Au cours des bouleversements qui arrivent maintenant sur la Terre, les corps terrestres, eux aussi, doivent être transformés, sinon ils ne pourront pas subsister plus longtemps!

Les corps terrestres se transforment avec la modification de l'Activité entéallique[1] ! Ce qui a pour conséquence la modification des Rayonnements et ainsi la modification du Climat, ainsi que la modification de l'évolution dans les formes et l'entretien de toute la matière. Tout change sous le nouveau Rayon arrivant en provenance de la Lumière

Parmi les transformations des corps terrestres il y a, notamment, la Greffe du nouvel A.D.N., sur laquelle il fut dit:

«La greffe du nouvel A.D.N. est indispensable. Sinon nous ne pourrions survivre à la Nouvelle époque.

L'A.D.N. est en train de se transformer. Il faut que la Lumière s'ancre dans le corps jusqu'au tréfonds de chaque cellule.

Toutes les nuits, le nouvel A.D.N. est élaboré en vous. Sinon vous grilleriez sur place.

Si l'être humain fait preuve d'ouverture, une prise de conscience s'ensuivra et vous aurez tout pour réussir.»

Et encore:

«Votre nouvel A.D.N. est composé de fils d'argent qui contiennent de l'Or à l'intérieur. Sous la Pression de la Lumière, l'Or va fondre et circuler dans les veines. C'est le Secret de l'Alchimie intérieure.»

Pour pouvoir vivre cela, une seule possibilité:

«Soyez comme une Rose ouverte offerte à la Lumière.»

- Le climat, à l’évidence, change, lui aussi. L’effet de serre est largement incriminé. Même s’il joue un certain rôle, là n’est pourtant pas la cause principale du changement. Même si l’activation artificielle humaine de l’effet de serre était instantanément arrêtée, cela ne signifie nullement que l’évolution climatique serait stoppée.

Celle-ci est, en effet, principalement due à un Rayonnement nouveau pouvant être mis en évidence grâce à l’Astroclimat, dont les bases, déjà connues de Platon (voir le «Timée») sont exposées sur le site «Veille Climatique».

Il s’agit, toutefois, cette fois, d’un Rayonnement Nouveau, générant des Changements Cosmiques, un fort Courant en provenance de la Source Originelle, encore jamais parvenu à la Terre jusqu’à maintenant…

- Les Calendriers Maya ont prédit une partie des changements qui se passent maintenant. Ils disent que nous allons au-delà de la technologie et revenons aux cycles naturels de la Nature et de l'Univers.

En 2012 nous devrions, selon eux, être entrés dans la «5ème dimension» (après le changement de la «4ème dimension» au Point Zéro).

Il convient donc de se préparer aux grands changements qui vont apporter une Nouvelle époque, beaucoup plus lumineuse.

La Terre, cet Aimant Géant

De récentes études concernant Mars ont démontré que cette planète possédait autrefois son propre champ magnétique, aujourd’hui perdu pour des raisons mal connues.

Abandonnée à la merci des vents de l'espace, elle se présente désormais, aux premiers regards, comme inhospitalière et comme, apparemment, sans vie. Mais le problème, c'est qu'il semblerait que le champ magnétique de la Terre est également en train de perdre de sa puissance, et ce, à une vitesse telle qu'il aura complètement disparu avant le prochain millénair ! C’est le signe indubitable que la planète se meurt

Des scientifiques de diverses disciplines, qui tentent de comprendre comment le champ magnétique fonctionne et quelle a été son évolution au cours du temps, ont notamment découvert que, de façon générale, une diminution de puissance précède une inversion du champ, avec des «poches» de polarité inversée qui se forment dans l'Atlantique Sud. La météo annonce d'ailleurs des phénomènes climatiques inhabituels à la surface de la Terre ...

Il est dit qu'après le Point Zéro, le Soleil se lèvera à l'Ouest et se couchera à l'Est. Des choses similaires ont, dans le passé, été enregistrées dans les anciens Récits (Voir, notamment, Immanuel Vélikovski: «Mondes en collision», «Les grands bouleversements, terrestres», etc.).

Si la Terre ralentit sa rotation (pour quelle raison?), alors cela aura pour effet de faire disparaître la précession des équinoxes ayant normalement lieu tous les 26.000 ans (exactement 25920 ans), ce qui mettra fin à des possibilités de prédictions comme celles découlant des calendriers Mayas.

La précession des équinoxes est due à une combinaison de l'effet gyroscopique dû à la vitesse de rotation de la Terre, de l'attraction du Soleil, du mouvement de rotation autour du Soleil et des pôles terrestres, lesquels sont légèrement aplatis.

Si le Soleil se lève à l'Ouest, cela veut dire que la Terre change son sens de rotation. Dans le processus, la vitesse de rotation baisse et elle arrive à un point à partir duquel, comme la Lune, elle offre alors toujours la même face au Soleil.

En d'autres termes, les journées se rallongent jusqu'à une situation de statu quo: une face de la Terre est éclairée de façon permanente, l'autre reste dans la nuit la plus totale.

D'ailleurs, à partir de là, il n'est pas du tout assuré que la Terre reparte dans l'autre sens ou que, sans la force gyroscopique, l'équateur reste le même : les pôles deviennent alors moins aplatis et c'est ensuite la face qui offre la plus grande densité qui reste exposée au Soleil (comme la Lune par rapport à la Terre).

L'affaiblissement continue du champ magnétique terrestre pourrait conduire à l'inversion des pôles.

La force du champ magnétique terrestre a diminué de 10 % au cours des 150 dernières années, conduisant ainsi certains spécialistes à évoquer la possibilité qu'il puisse, à terme, s'effondrer puis s'inverser, provoquant du même coup, ont expliqué des scientifiques, pour la première fois depuis plus de 700.000 ans, une inversion des pôles magnétiques.

Selon les chercheurs, le champ magnétique terrestre est soumis à des variations cycliques encore mal connues. Certains estiment que son actuel affaiblissement pourrait être le prélude à une inversion, mais beaucoup pensent que cette tendance ne se poursuivra pas et que, comme cela est, plusieurs fois déjà, arrivé dans le passé, l'intensité du champ augmentera à nouveau.

Au rythme actuel de son affaiblissement, il n'est pourtant pas exclu que le champ magnétique de la Terre puisse totalement disparaître d'ici 1.500 à 2.000 ans, souligne Jeremy Bloxham, de l'université de Harvard. Plusieurs siècles pourraient alors s'écouler avant le retour d'un champ inversé, semblable à celui qui était en place il y a 780.000 ans. Mais, selon les scientifiques réunis par l'Union de géophysique américaine, ce scénario est plutôt improbable. «Il y a de fortes chances que cela n'arrive pas», a assuré le Professeur Bloxham: «Les inversions sont rares.»

Plus probablement, la diminution de la force du champ magnétique, mesurée depuis 1845, pourrait n'être qu'une phase de plusieurs centaines d'années, souligne John Tarduno, de l'Université de Rochester. Cette phase pourrait néanmoins avoir de sérieux effets, notamment sur les régions ou l'affaiblissement du champ magnétique est le plus prononcé.

Dans le Sud de l'Océan Atlantique, le phénomène a, selon les scientifiques, déjà réduit l'effet de bouclier du champ magnétique qui protège la Terre des radiations naturelles qui la bombardent depuis l'espace. En conséquence, les satellites en orbite basse sont vulnérables face à ces radiations lorsqu'ils passent au-dessus de cette région, connue sous le nom d'anomalie de l'Atlantique-Sud.

Parmi les satellites ayant rencontré ces difficultés, raconte Jeremy Bloxham, figurent un satellite danois dont la mission était - cela ne s'invente pas! –, oui, de … mesurer le champ magnétique terrestre!

Si l'affaiblissement est combiné à un afflux massif de radiations ayant la forme de protons venant du Soleil, il pourrait aussi affecter la chimie de l'atmosphère et provoquer des pertes importantes mais temporaires d'ozone, souligne Charles Jackman de la NASA.

Quant à une éventuelle inversion du champ magnétique, les scientifiques n'ont pas d'explication précise sur le phénomène, qui, depuis la formation de la Terre, s'est produit à de nombreuses reprises, et ils en sont réduits à formuler des hypothèses sur les effets néfastes qu'il pourrait entraîner.

En Mai 1999, Art Bell animateur de radio interrogeait le futurologue bien connu G.M Scallion sur ses «prédictions» concernant les changements que subira la Terre entre 1991 et 2012.

À la question de savoir si le profond changement inéluctable qui est en cours serait court, long, cyclique, violent? , il répondit:

«Cela fait partie d'un cycle... Il semblerait que nous soyons dans ce cycle depuis des années et nous observons que, chaque année, il y a une augmentation du nombre de destructions liées à la météo... Nous allons donc avoir des problèmes liés au temps, les inondations massives et les tornades vont continuer...». (…)

«L'énergie vient de l'intérieur et c'est l'origine même de "El Niño"... Les vents aussi y sont pour quelque chose, cependant la source initiale provient de l'intérieur de la Terre. D'autre part, s'ajoute le fait que le Soleil subit un cycle d'environ 22 ans, avec une variation tous les 11 ans, un cycle des taches solaires et nous arrivons au cycle nº 23. Nous commençons (depuis 1999) à subir des quantités massives d'émissions solaires qui retombent sur la Terre, laquelle libère encore plus de chaleur, cela ressemble à une relation symbiotique, qui fait la navette. Tout cela est provoqué par la précession des équinoxes ou par le cycle de rotation de notre Terre dans le système solaire, au fur et à mesure que nous avançons dans le temps.»

« Tout le monde connaît les Signes du Zodiaque. Ce grand cycle s'étend sur 26.000 ans et aux extrémités de ce cycle, à environ 13.000 années, il y a une destruction massive de la Terre. La dernière en date a eu lieu il y a environ 12.500 ans, pendant laquelle la Terre a subi des changements de temps.»

«Ce qui me fait penser que les changements météo ne font que commencer et ne sont pas prêts de s'arrêter, c'est que nous avons maintenant un autre cycle (…), celui des éruptions solaires, qui vont s'intensifier et la magnitude sera telle qu'elle générera des modifications du jet stream. Énormément d'humidité viendra alors se déposer dans les déserts des USA. Les USA subiront des tornades, des averses de grêle, puis les vents reprendront de plus belle comme des ouragans.»

Lorsque Art Bell pose la question: «Notre champ magnétique, qui nous protège beaucoup des éruptions solaires, va-t-il fluctuer et moins nous protéger?», Scallion répond: «En effet, cela pourrait déclencher un changement de pôles magnétiques; d'après mes visions, c'est ce qui va se passer... Ça pourrait commencer à petite échelle.»

«Quand les éruptions ont lieu, que la magnétosphère éclate et que tout ceci se rencontre sur la Terre, nous avons une aurore boréale, et toute cette énergie crée une perturbation électrique aux pôles qui va s'intégrer au système électrique et au champ magnétique de la Terre. Ce qui est en train de se produire, c'est que la force du champ magnétique de la Terre diminue progressivement. Même un changement permanent de quelques degrés serait dramatique. Si tous les éléments de la Terre se modifiaient, les vents changeraient brutalement. Si, au lieu de 7° il faisait environ 20° (ce qui est prévisible) cela changerait le temps de toute la Terre... Les points de haute et basse pression changeraient, les vents commenceraient à souffler et augmenteraient de puissance, jusqu'à 300, 500 ou même 650 km/heure en différents endroits de la planète... L'eau serait en mouvement, il y aurait des raz-de-marée plus haut de l'Empire State Building. Le changement magnétique est semblable à l'explosion de nombreuses bombes nucléaires.

Source : Art Bell --- http://www.artbell.com.

Séquence "Ailleurs et Autrement" - 20 - 25 avril 2000

«L'Île Mystérieuse»

Au cours de son histoire, la Terre a souvent perdu le Nord. Ou, plus exactement, son axe magnétique s'est déplacé, s'inversant parfois même brutalement. L’on peut reconstruire le passé de ce géomagnétisme, grâce aux traces d'aimantation laissées dans les coulées volcaniques.

Un roman de Jules Verne? Non: Un film géologique!

Au large du Maroc, en plein Atlantique, l'archipel des Canaries est constitué d'îles volcaniques en constante activité. La dernière éruption date de 1971. Depuis des millions d'années, au gré des éruptions successives, les couches de laves ont formé de gigantesques empilements. L'érosion entaille de véritables falaises qui permettent d'accéder à l'histoire du volcan.

Grâce à ces nombreux empilements volcaniques, les Îles Canaries sont un lieu d'étude privilégié pour retracer l'histoire du fonctionnement du champ magnétique terrestre, dont l'origine se trouve probablement au cœur de notre planète.

La rotation du globe terrestre est en grande partie responsable des mouvements qui agitent le liquide dans les profondeurs de la Terre. Les chercheurs peuvent visualiser ces mouvements en plongeant des colorants dans de l'eau ou les reproduire par le calcul et la modélisation numérique.

Philippe CARDIN (Géophysicien):

«Le champ magnétique créé par ces mouvements va garder cette symétrie liée à la rotation et c'est pour cela que l'on pense que l'axe Nord-Sud du champ magnétique terrestre est aligné en moyenne avec l'axe de rotation de la Terre

Ils retrouvent l'orientation et l'intensité du champ magnétique, car les laves contiennent de la magnétite, de petites particules de fer qui se sont orientées dans la direction du champ magnétique terrestre tel qu'il existait au moment de l'éruption. Avec cette même poudre de magnétite l’on peut visualiser l'orientation du champ magnétique tout autour de la Terre. Nous savons tous que l'aiguille d'une boussole est attirée par le Pôle Nord magnétique. Mais ce champ magnétique n'est pas stable, et là est le mystère; il y a 780.000 ans, l'aiguille de la boussole se serait orientée vers le Sud, et aux Canaries les laves de l'Ile de La Palma en ont gardé les traces.»

Jean-Pierre VALET (Institut de Physique du Globe):

«Alors, cette image simple, elle est quelque fois bouleversée totalement dans l'histoire de la Terre. C'est ce qu'on appelle le phénomène des inversions. Et c'est fondamental, parce que ces inversions, elles vont se produire… L’on sait qu'elles se produisent de façon continue ou très fréquentes tout au long de l'histoire de la géologie de la Terre. Que se passe-t-il lors d'une inversion? Eh bien, le Pôle Nord magnétique va basculer et va se retrouver à la position du Pôle Sud, et réciproquement.»

Les preuves de ce bouleversement ont été apportées par les coulées de lave du fond des océans. Elles ont permis de reconstituer la succession des inversions depuis 180 millions d'années. L’on a alors constaté que, sur cette période de temps, le champ magnétique s'était inversé plusieurs centaines de fois. Puis les missions océanographiques ont prélevé des carottes de sédiments marins qui contiennent de la magnétite en très petite quantité. Elle s'est déposée pendant des millions d'années sur le fond des mers et s'est orientée dans la direction du champ magnétique ambiant. Fait notable, les mesures en laboratoire ont montré qu'à l'approche de ces inversions, l'intensité, c'est-à-dire la force du champ, est considérablement réduite.

Jean-Pierre VALET (Institut de Physique du Globe):

«Une caractéristique tout à fait frappante et atypique qui nous intéresse et nous intrigue beaucoup en fait, c'est cette espèce de décroissance régulière de l'intensité du champ avant chaque inversion. Les inversions successives sont représentées par ces basculements de polarité, entre la polarité plus et la polarité moins, et vous voyez donc la décroissance régulière dans l'intensité, qui est associée à deux basculements successifs. L’on a donc l'impression qu'en quelque sorte le champ va décroître progressivement jusqu'à parvenir, un moment, à une intensité suffisamment faible dans laquelle il va éprouver le besoin de basculer pour se régénérer ensuite et repartir. Ce comportement est observé à partir de séquences sédimentaires et il est important maintenant de pouvoir le valider à partir de séquences volcaniques

C'est donc pour valider cette courbe issue du sédiment marin que Jean-Pierre VALET et Vincente SOLER essayent de comprendre ce qui s'est passé dans les coulées de laves juste avant et après l'inversion du champ magnétique terrestre.

Les scientifiques vont ainsi sonder de nombreuses coulées jusqu'à trouver celle qui corresponde à l'inversion. Mais le phénomène est parfois plus complexe, car, lors de l'éruption, la chaleur produite par les nouvelles coulées de laves peut modifier l'aimantation de l'ancienne coulée, provoquant alors une ré-aimantation. Ces phénomènes peuvent s'observer surtout lorsque le champ magnétique varie très rapidement comme lors d'une inversion.

Pour étudier ces phénomènes de ré-aimantation, les deux chercheurs prélèvent des carottes dans le basalte. Débute alors une série d'opérations ayant pour objet de soigneusement repérer la position de l'échantillon dans l'espace. Elles prennent en compte leur inclinaison par rapport à l'horizontale et leur orientation par rapport au Soleil. L'heure et les angles sont, à chaque fois, minutieusement notés.

C'est dans un laboratoire protégé du champ magnétique ambiant que ces prélèvements sont analysés. Ce magnétomètre nous fait faire un voyage dans le temps de plusieurs centaines de milliers d'années en nous indiquant la direction et l'intensité du champ qui régnait à l'époque de l'éruption volcanique. Le but de ces mesures est alors de comprendre et d'analyser les mécanismes de ré-aimantation, en particulier les transformations chimiques et minéralogiques qui y sont associées. Mais l'orientation des particules de magnétites peut être affectée par des irrégularités locales du champ magnétique ambiant engendrées par le relief souvent tourmenté sur lequel la lave se solidifie. De petites variations en direction et en intensité se font jour, surtout lorsque l'intensité du champ est faible.

Jean-Pierre VALET (Institut de Physique du Globe):

«Si l’on se trouve maintenant dans une période d'inversion...? L’on sait que, dans une période d'inversion, le champ magnétique de la Terre diminue très fortement; il est fortement réduit. Donc la coulée qui va arriver va avoir un champ magnétique très fortement réduit et puis des hétérogénéités du champ créées par la coulée sur laquelle elle va s'épancher qui seront d'autant plus importantes.»

Les scientifiques doivent prendre en compte de telles contraintes pour construire un modèle global du champ magnétique terrestre et de ses inversions. Ainsi les paléomagnéticiens nous enseignent que le Pôle Nord magnétique, qui se trouve à l'heure actuelle en Alaska, est confondu avec le Pôle Nord géographique, si l’on fait la moyenne des variations du champ sur une période de temps supérieure à quelques millions d'années. L’on peut donc utiliser ce repère fixe pour retrouver la position des continents dans le passé.

Jean BESSE (Institut de Physique du Globe):

«Il existe une relation extrêmement précise entre les directions du champ magnétique et la position sur la planète. À l'heure actuelle, l’on peut donc aller sur le terrain prélever des roches d'âge connu, mesurer en laboratoire ces directions et retrouver la position du champ magnétique terrestre de l'époque des roches que nous avons prélevées. (…) Pour 200 millions d'années (…), je m'aperçois que la France était située sous les Tropiques et jouissait donc d'un climat probablement plus clément que le climat actuel. Pour 300 millions d'années, c'est à dire en gros la limite entre le permien et le carbonifère, la France était à cheval sur l'équateur, ou, même pour des périodes encore plus anciennes, comme la période à 400 millions d'années, la France avait une orientation extrêmement différente par rapport au Pôle Nord de l'époque et était située dans l'hémisphère Sud

C'est ainsi que Jean BESSE a pu établir la carte de la dérive des continents depuis ces derniers 200 millions d'années.

Aujourd'hui, l'origine du champ est mieux comprise, mais nous ne savons toujours pas ce qui se passe exactement au centre de la Terre. Les données paléomagnétiques en restituent une image de plus en plus précise et dessinent l'idée d'une Terre vivante en perpétuel mouvement depuis son noyau jusqu'à sa surface.

«Les eaux disparaîtront par infiltration et seront polluées

La pollution des eaux, quasi-inexistante en 1940, est, aujourd’hui, devenue, en bien des endroits, une triste réalité. Dans les pays industrialisés, la plupart des fleuves et des rivières sont pollués, de même que les lacs et les étangs. L’eau des puits n’est, le plus souvent, plus potable. Voilà pour la pollution de l’eau.

À ce sujet, l’Apocalypse dit:

«Le troisième Ange sonna de la trompette. Et il tomba du Ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.

Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'êtres humains moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères(Apocalypse VIII, 10-11)

Venons-en à la première partie de la phrase: «Les eaux disparaîtront par infiltration». C’est plus énigmatique. À ce sujet, l’on peut dire ceci:

La baisse du niveau des nappes phréatiques est un phénomène mondial qui a été remarqué (en 2006) depuis déjà une dizaine d’années. Non pas que les nappes phréatiques suivent le niveau des cours d’eau potable qui sont à la baisse, puisque, en fait, elles contiennent autant d’eau qu’avant. La raison est que les nappes phréatiques s’enfoncent de plus en plus profondément dans le sous-sol. Les spécialistes des ressources aquatiques sont incapables d’en expliquer les causes.

Cette situation est d’une ampleur telle que, chaque année, de grandes quantités de puits artésiens doivent être re-creusés de façon à descendre chercher l’eau encore plus profondément.

Question pourtant vitale, le peu de médiatisation entourant ce phénomène est très curieux. Quelle qu’en soit la cause, il est facile de comprendre que, quel que soit le liquide concerné, le résultat sera toujours le même. Si les nappes phréatiques se terrent plus profondément, il en va aussi de même pour le pétrole...

Les questions posées aux spécialistes de la baisse des réserves pétrolifères sur un possible lien entre les deux phénomènes demeurent, pour l'heure, sans réponses...

Certains vont jusqu'à se demander s'il n'y aurait pas, par hasard, un étranglement volontaire des ressources. Que ce soit ou non le cas, le résultat est le même et sert la stratégie de contrôle souhaité(e) par les tenants du nouvel ordre mondial.

Dans tous les cas, ceci implique nécessairement que le prix du pétrole ne retournera plus jamais à la baisse, bien au contraire. L’impact d’une telle situation va changer, à court terme, irrémédiablement, la façon avec laquelle nous vivons.

«Les oiseaux s'abattront depuis le ciel et les poissons périront.»

Poissons = poisons?

Les poissons concentrent, de façon exponentielle, tout au long de la chaîne alimentaire, les poisons ubiquitaires contenus dans les océans. Dans un premier temps, ils vont empoisonner « à petit feu » les êtres humains qui les mangent… Dans un deuxième temps, lorsque la concentration aura atteint des seuils létaux, c’est eux-mêmes qui en mourront avant même d’être mangés…

Les oiseaux tomber du ciel, sauf d’être chassés, ce n’est pas encore un phénomène courant, mais cela viendra aussi, assurément…

À ce sujet, une brève:

«Le botulisme serait à l’origine de la mort d’une trentaine d’oiseaux à St-Denis-d’Anjou:

«Macabres découvertes mardi sur les bords du grand étang de la Morinière de St-Denis-d’Anjou. Une personne qui se promenait (et qui a donné l’alerte) a trouvé en bordure du plan d’eau des cadavres de foulques. Les pompiers sont intervenus et ont ramassé vingt-huit oiseaux morts. Selon les premières investigations, il semble que ce soit le botulisme qui soit en cause dans cette mortalité. Déjà la semaine dernière, des oiseaux avaient été retrouvés morts près de l’étang de la Rincerie à La Selle-Craonnaise.

Cette maladie n’est malheureusement pas rare en période estivale et de sécheresse. En effet (et c’est le cas à la Morinière) quand les précipitations se font rares, que le niveau de l’eau baisse et que l’oxygène se raréfie, une grande mortalité d’oiseaux est souvent constatée.

Rappelons que le botulisme est une intoxication alimentaire causée par une bactérie anaérobie produisant une toxine qui entraîne la mort par paralysie. Les oiseaux contaminés ont des difficultés à se mouvoir et présentent une paralysie progressive des pattes, des ailes et du cou. La mort survient rapidement. L’OMS indique que les animaux morts doivent être acheminés par les autorités compétentes vers un centre crématoire pour éviter toute contamination.

Deux cadavres d’animaux retrouvés à St-Denis-d’Anjou vont être analysés par l’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage.»

Il est intéressant de noter que cette mortalité des oiseaux est liée à la raréfaction de l’oxygène (voir plus bas), elle aussi présentée comme un signe de la Fin des Temps.

«La nudité se montre de plus en plus. Le caractère s'affaiblit. La honte perd les êtres humains.»

Voir, à ce sujet, le lien: «L’impudeur généralisée, un affligeant constat».

«La poignée de main ne vaut plus rien.»

Claire allusion au manque de parole qui caractérise, aujourd’hui, la plupart des êtres humains.

Autrefois, les êtres humains scellaient un accord en se serrant ou se tapant la main: «Tope là!», et l’affaire était conclue, et personne ne revenait plus sur ce qu’il avait dit. La parole était sacrée.

Aujourd’hui, la plupart des êtres humains signent, avec le soutien de nombreux «hommes de loi», de nombreux contrats, qu’ils s’efforcent pourtant, à la première occasion, de détourner, dans l’esprit comme dans la lettre…

«L'oxygène se raréfie.»

De nouveau, une importante prédiction, probablement avec un début de réalisation, mais, jusqu’à présent, encore peu remarqué.

Pourtant, avons-nous, toujours, suffisamment d’oxygène?

L’air ambiant nous apporte théoriquement tout l’oxygène dont nous avons besoin. Cependant, sa composition peut fluctuer en fonction de conditions climatiques ou de la pollution et la concentration en oxygène diminuer. Nos besoins peuvent également augmenter en fonction de nos activités ou de notre état de santé.

L’oxygène est partout présent à la surface de la Terre et dans les eaux vives. Il joue un rôle capital dans tous les mécanismes de la vie. Sans oxygène, il n’y aurait pas de vie possible.

Tous les organismes vivants ont un besoin fondamental de s’alimenter en oxygène, qu’ils trouvent dans l’air ambiant.

à l’état de repos, un être humain adulte normal utilise 8 litres d’air par minute, soit près de 500 litres par heure ou environ 12 m3 par jour.

De cette manière, il utilise 23,8 % de l’oxygène contenu dans ce mélange.

Les besoins en oxygène de l’organisme diffèrent en fonction de multiples facteurs comme l’activité exercée, la nutrition ou l’état de relaxation. La pratique d’exercice physique peut ainsi multiplier la consommation d’oxygène par quatre.

Les poumons, grâce à l’interface des alvéoles pulmonaires, permettent la distribution de l’oxygène dans le sang. Là, il se fixe sur l’hémoglobine des globules rouges. Pendant leur voyage au travers de l’organisme, les molécules d’hémoglobine font tomber de l’oxygène dans les différentes cellules et se rechargent en davantage de déchets gazeux comme le monoxyde ou le dioxyde de carbone. Lorsque l’hémoglobine revient dans les poumons, les déchets gazeux doivent être exhalés pour qu’elle puisse, à nouveau, se recharger en oxygène et le cycle recommence indéfiniment.

Le transport de l’oxygène par l’hémoglobine peut être perturbé par l’inhalation de monoxyde de carbone provenant de la fumée de cigarette ou des gaz d’échappement d’un moteur.

Le monoxyde de carbone s’attache préférentiellement à l’hémoglobine au détriment de l’oxygène qu’il chasse.

En théorie, l’air pur se compose d’environ 21 % d’oxygène et 78 % d’azote ainsi que de quantités infinitésimales de gaz divers. En réalité, les activités des êtres humains, comme la combustion de carburants tels que le charbon, le mazout, le gazole, l’essence et le kérosène amènent le rejet dans l’atmosphère de vastes quantités d’autres substances.

La composition de l’air peut donc fluctuer à la suite de phénomènes de pollution, mais, aussi, pour des raisons climatiques (orages, altitude, humidité ambiante).

La proximité des villes et des sites industriels modifie la composition de l’air en y ajoutant des gaz résiduels comme l’oxyde de carbone, les oxydes d’azote, du dioxyde de soufre, de la dioxine ainsi que certaines vapeurs d’organochlorés ou d’hydrocarbures. Dans certaines cités industrielles les niveaux d’oxygène peuvent ne plus représenter que 12 à 14 % de l’air, se rapprochant dangereusement de la limite de 10 % absolument indispensable à la survie de l’être humain.

L’appauvrissement de la quantité d’oxygène se répercute à tous les niveaux de l’organisme. La pression en oxygène diminue aussi dans les poumons, le sang et les tissus musculaires. Cela se traduit immédiatement par une baisse du niveau des performances physiques. En ce qui concerne l’altitude, à 1.800 mètres, nos capacités sont réduites à 90 % de celles que nous avons en plaine et à 60 % à 5.000 mètres.

Des villes comme Mexico ou Denver cumulent les deux effets qui diminuent les niveaux d’oxygène: la pollution et l’altitude. Les personnes qui viennent d’arriver dans ces cités souffrent fréquemment du mal des montagnes. L’organisme finit cependant généralement par s’adapter à l’altitude.

Dans la cabine d’un avion, malgré la pressurisation de l’appareil, la pression correspond à celle que l’on relève à une altitude de 1.500 à 2.500 mètres. En d’autres termes, l’atmosphère à l’intérieur d’un avion est équivalente à celle que l’on retrouve au sommet d’une petite montagne. Là encore, la quantité d’oxygène disponible dans l’air est diminuée. La fatigue généralement attribuée au décalage horaire résulte en partie de la déficience en oxygène.

La pollution urbaine est également présente à l’intérieur des locaux. Il existe aussi des sources de pollution dans les bâtiments et les maisons comme les cuisinières à gaz, les nettoyants ménagers, le tabagisme ou le revêtement de surface. Le métabolisme humain, consommant de l’oxygène et rejetant du dioxyde de carbone, participe aussi à cette pollution. Ventiler fréquemment pour renouveler l’air à l’intérieur des bâtiments est donc absolument nécessaire, mais cela ne compensera pas l’oxygène manquant dans l’air...

«Les signes apparaissent de plus en plus.»

Tout cela fait partie des «signes du temps»

Et quelle en est la cause?

«Ainsi en va-t-il sur le globe terrestre et autour de lui, car toute la matière fine est empoisonnée.»

La cause fondamentale de tout cela est l’empoisonnement de la matière fine (l’au-delà) par les formes du mauvais vouloir des êtres humains, ce qui constitue un sujet en soi.

Et tout est dit.

Alors, observons bien les Signes, et, plus que jamais, Vigilance!

Pierre Le Dantec



[1] Activité des entéaux ou êtres/entités de la Nature.